Ca y est, mon petit ours a pointé le bout de son nez Vendredi 11 Décembre à 9h39 !Il s'appelle Arthur (ce qui veut dire "ours" en Celte) et pèse 3,360 kilos pour 50 cm, autant dire un poids plume comparé à son ainé.

 

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A la maternité, dans l'une de ses brassières de naissance.

 

Les premières contractions ont débuté vers 4h30, mais de façon assez anarchique, du coup je ne me suis pas affolé, je pensais que c'était surement un faux travail. Environ une heure et demie plus tard, ça s'intensifie et se régularise, bon finalement je crois que c'est pour aujourd'hui, c'est plutôt pas mal comme date, 1 mois pile après mon anniversaire ^^. Je préviens chéri un peu avant que son réveil ne sonne : "tu vas devoir emmener Théo à l'école, je crois que ton fils arrive." Mon pauvre loulou voulait que je m'occupe de lui, mais je lui ai expliqué que son petit frère arrivait, que ça me faisait mal (il m'a demandé le soir après l'école si ça me faisait encore mal, est ce que j'avais bien fait de lui dire ça ?) et que je ne pouvais pas l'aider à se préparer, enfin si un peu mais pour des choses simples. Quand chéri est revenu de l'école, il a reçu un appel d'un de ses collègues qui avait besoin des clés de l'entreprise, et oui c'est chéri qui a l'unique trousseau de clés et on a du aller le déposer avant de réellement se mettre en route pour la maternité (vous n'imaginez pas le nombre de dos d'ânes et de rond-points par chez moi...je m'en souviendrai de ce trajet !). Arrivés aux urgences maternité, on sonne et une sage-femme vient nous dire de patienter un peu car il n'y a pas de salle de naissance de libre...pas d'examen préalable pour savoir à quel stade j'en suis, bon c'est que ça devrait se libérer rapidement. On patiente, on patiente, j'essaie de gérer les contractions du mieux possible, debout, car trop douloureuses sinon. Je dis à chéri que je risque d'accoucher dans la salle d'attente si les sage-femmes ne se dépêchent pas, et quelques minutes après je commence à avoir envie de pousser, je sens que ça descend entre mes cuisses, "sa tête arrive !!!", je m'excite sur la sonnette, chéri dit aux sage-femmes "elle accouche !"...on me fait entrer dans une salle d'examen, et on me déshabille. L'une des sage-femme veut m'examiner, j'avais la main entre les jambes de peur que bébé ne sorte et tombe, elle veut que je pousse ma main et moi qui crie "je ne peux pas !", je finis quand même par l'enlever et là, la sage-femme envoie ses collègues chercher plein de matériel (ça m'aurait bien fait rire de l'extérieur, mais sur le moment je me suis dit "elle pense que je viens pour faire du tricot ? bien sûr que j'accouche !"). Mais ce n'était pas la tête de bébé, c'était la poche des eaux qui commençait à sortir (elles font de la résistance chez moi, pour Théo aussi elle ne s'était pas percée, la sage-femme l'avait fait à ce moment-là), on essaie tant bien que mal de m'allonger sur le côté (c'est moi qui voulait) sur la table d'examen et rapidement je pousse, pousse, et sens deux choses passer (hein ?) à la suite...Arthur est né "coiffé", dans sa poche des eaux intacte, il paraît que ça porte chance ! J'aurai voulu le voir ainsi, mais je n'en ai pas eu le temps, et à vrai dire sur le moment on est dans un autre monde, mais le papa l'a vu, lui, il en gardera le souvenir. On a du arriver vers 9h aux urgences et Arthur est né à 9h39, un accouchement express et en panique, mais j'ai pu savourer d'avoir mon fils sur moi durant 2h, de lui donner le sein dès qu'il l'a voulu, de voir le papa (à un moment ou je me sentais mal) faire du peau à peau avec lui, des instants un peu magiques et remplis de douceur après la tempête. Parce que la douleur, on l'oublie très vite et je me surprends à penser que je serai capable de recommencer dès maintenant s'il le fallait.